À la rencontre de la Vipère péliade (Vipera berus) aux Coteaux de la Seine
Comment mieux connaître la Vipère péliade et préserver ses habitats face aux changements climatiques ? Une étude menée aux Coteaux de la Seine apporte de premiers éléments de réponse.
Présentée au 53e congrès annuel de la Société herpétologique de France (SHF), à Bayonne, cette étude est le fruit d’une collaboration entre le PRA – Programme VIP, la Réserve Naturelle Nationale des Coteaux de la Seine et l’IEES Paris – CNRS. Elle a été réalisée dans le cadre du stage de Master 1 de Coline Combot, étudiante du master EcoCaen AETPF.
Où trouve-t-on la Vipère péliade ?
Entre avril et juin 2026, des prospections systématiques ont permis d’actualiser les connaissances sur la répartition de l’espèce dans la réserve, notamment dans des secteurs encore peu étudiés. Ces recherches ont notamment permis d’identifier de nouveaux sites de présence.
Mais connaître la répartition de l’espèce ne suffit pas : il faut aussi comprendre les conditions dans lesquelles elle vit.
Quel microclimat pour la Vipère péliade ?
Des capteurs de température et d’humidité ont été installés pour caractériser les conditions microclimatiques rencontrées par les vipères. Ces données, complétées par une station météorologique locale et des stations microclimatiques conçues par Constant Perry (CNRS), ont permis notamment d’explorer la question des refuges thermiques et niches macro et microclimatiques alors que la vipère péliade évolue dans des milieux frais tendant à disparaitre dans un contexte de changement climatique.
Ces observations sont mises en perspective avec la gestion des habitats de la réserve, où le maintien d’une mosaïque de milieux favorables, notamment les formations herbacées basses et denses et formations végétales ouvertes, dominées par des arbustes et/ou des buissons, constitue un enjeu important pour l’espèce.
Des premiers résultats, et déjà de nouvelles perspectives
Ce travail constitue une première étape pour mieux comprendre les liens entre distribution de la Vipère péliade, microclimat et gestion des habitats. Les recherches seront poursuivies dans le cadre du projet ANR DIVCLIM, tout en contribuant à la réflexion sur les futurs protocoles de suivi par capture, marquage et recapture (CMR) et de gestion de l’espèce dans la réserve.
Bravo à Coline pour la qualité de son travail et son implication tout au long de son stage ! Merci à l’ensemble des partenaires mobilisés, ainsi qu’à la SHF pour ce congrès riche en échanges.
Merci également à la Ville de Bonnières-sur-Seine pour la mise à disposition du site ayant permis l’installation de la station microclimatique.
Le poster présenté au congrès de la SHF est disponible ici.















