Inventaire des routes traversées par les amphibiens

Un outil de saisie en ligne des sites de traversées d'amphibiens, accessible à tous !

10 février 2026Ophélie Ricci

Chaque année, après un long repos hivernal, les crapauds, grenouilles, tritons et salamandres se réveillent dès les premières soirées douces du mois de février. À la tombée de la nuit, ils quittent leur cachette pour rejoindre au plus vite leur site de reproduction : un étang, une mare, un fossé...

Les premiers arrivés auront plus de chances de transmettre leurs gènes, alors, dans cette course contre la montre, c'est le chemin le plus court qui est privilégié, quitte à traverser des routes ! C'est ainsi que chaque printemps, nombreux sont ceux qui meurent avant d'avoir atteint leur but. Sur certaines routes à trafic important, plus de la moitié des amphibiens ne rejoindront jamais leur site de ponte.

Certaines de ces zones de mortalité sont déjà bien connues des naturalistes et des pouvoirs publics, mais d’autres restent sûrement à révéler. C’est pour cela que l’ARB îdF cherche à les recenser, à travers l'inventaire des routes traversées par les amphibiens

Tout le monde peut participer, et grâce aux observations remontées, des dispositifs de traversées permanents (crapauducs) ou temporaires (crapaudromes, fermetures de route) sont mis en place chaque année par des associations, des collectivités, les Parcs Naturels Régionaux..

N’hésitez pas à nous faire part également de souvenirs plus anciens, le déclin d'une population peut être localement très rapide dès lors qu'une route vient barrer le passage des individus...

L'ARB îdF recense également ces initiatives pour les promouvoir et permettre à ceux qui souhaitent s’engager d’y participer. Une cartographie de celles-ci est disponible ci-dessous :

 

Repères

Accéder à l'inventaire des routes traversées par les amphibiens

Les amphibiens ont besoin de vous !

Si vous constatez des traversées d’amphibiens sur une route, il est très utile de faire remonter ces informations en localisant précisément l’endroit, le nombre d'individus écrasés et vivants et la ou les espèces concernées, s'il est possible de les identifier (des outils d'identification sont disponibles sur le site).

Il est possible qu'il manque quelques dispositifs : nous la mettrons à jour en y ajoutant les potentiels dispositifs manquants en tout début d'année prochaine. D’années en années, ces dispositifs évoluent, et certains crapaudromes deviennent des ouvrages permanents.

Les crapaudromes demandent un grand investissement humain : montage des barrières, ramassage des amphibiens tous les matins et soirs, et ce pendant toute la période de migration aller et retour. C’est également l’occasion d’apprendre à mieux connaître les amphibiens, souvent difficiles à observer, et d’aider à la conservation d’espèces qui comptent parmi les plus menacées à l’échelle de la planète ! 

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