Mettre de l'eau à disposition
- Installer des points d’eau à même le sol (cuvette enterrée, soucoupe…) et en hauteur.
- Ajoutez une pierre ou une branche pour permettre aux animaux de ressortir facilement s’ils tombent dedans.
- Renouvelez l'eau chaque jour afin d'éviter la transmission de maladies et surtout le développement des moustiques.
Pour observer la faune en toute discrétion, installez un piège photo ou munissez-vous de jumelles. Vous découvrirez de nombreuses espèces… sans perturber leur tranquillité.
Évitez les pièges
Les seaux, bassines, piscines ou récipient à fond profonds peuvent devenir de véritables pièges. Couvrez-les ou installez un système anti-noyade à l’aide d’un grillage « en échelle », une planche, un tissu en jute ou une cagette/paillasson agrafé au bord ou une branche permettant aux animaux de remonter. Rendez-vous-en bas de page pour fabriquer le vôtre !
Des kit anti-noyade sont vendus pour les piscines. La plupart du temps, une planche partiellement immergée, un morceau de toile plongée dans l’eau depuis la berge font l’affaire.
Garder de la fraîcheur
La végétation est le meilleur climatiseur. Plus les strates végétales sont développées, fournies et diversifiées, plus elles apporteront de l’ombre et permettront à l’air de se rafraichir naturellement grâce à l’évapotranspiration.
- Evitez toute tonte ou débroussaillage de végétaux en période de canicule ou à leur approche. En plus de diminuer le phénomène d’évapotranspiration, la tonte augmente le besoin en eau des plantes pour leur permettre de repousser. En dehors de ces périodes, privilégiez la tonte raisonnée 1/ 3-2/3 en zone enherbée
- Préservez les haies, arbustes et arbres qui offrent ombre et fraîcheur.
Créer des refuges
Une mare, un tas de bois, une haie ou quelques pierres peuvent devenir des abris indispensables pour de nombreuses espèces. Si la superficie de votre jardin le permet, n’hésitez pas à « voir large » afin de limiter l’effet lisière et augmenter l’isolation du cœur de ces aménagements (par exemple, l’idéal de superficie des tas de bois ou de pierres se situe entre 2 et 5 m3 pour garantir des conditions thermiques et hygrométriques stables). Concernant les mares, si elles sont créées à partir de bâche EPDM ou à l’aide de bassin préformé, ces revêtements capteront plus de chaleur, augmentant ainsi la température de l’eau et diminuant son oxygénation. Lors de leur conception, veillez à prévoir des bordures en pente douce permettant leur végétalisation. Vous pouvez même ajouter des revêtements naturels plus clairs permettant aux plantes de mieux fixer leurs racines (voir les toiles de paillages naturelles).
Comment créer une mare naturelle dans son jardin ?
- La mare naturelle (Réseau nature)
- Aménager une marre (LPO)
- Créer une mare chez soi (Eau et rivières de Bretagne)
Arroser autrement
Pour les plantations, privilégiez un arrosage raisonné et au goutte à goutte, idéalement à partir de récupérateur d’eau de pluie. S’il doit être complété par un arrosage manuel, privilégiez les heures les plus fraîches de la journée (tôt le matin ou tard le soir) et en dehors de la période d’exposition directe des végétaux au soleil, afin d’une part de limiter l’évaporation instantanée de l’eau, et d’autre part de limiter le risque de brûlure des feuilles mouillées par effet loupe.
Privilégiez les oyas (pots en terre cuite enterrés), qui diffusent lentement l’eau et prolongent la fraîcheur du sol, ce qui profitera aux plantes et autres organismes du sol. Cette solution est particulièrement utile en cas d’absence.
Fabriquer une oya « maison », rien de plus facile !






