Note rapide | Le lombric, indicateur et auxiliaire de la qualité des sols franciliens (2019)

Dans une région où l’artificialisation des sols et les pressions d’urbanisation sont des plus fortes, les actions de bioturbation et de structuration des sols par les vers de terre sont primordiales pour la restauration du fonctionnement des sols construits lors des projets d’aménagement. Afin de favoriser le retour de ces lombriciens, il est indispensable de connaître au préalable l’abondance et la diversité de leurs communautés dans les sols urbains d’Île-de-France. C’est le rôle de l’Observatoire participatif des vers de terre (OPVT) qui livre cette année ses premiers résultats.

 

Note rapide Le lombric

Les vers de terre représentent normalement la plus importante biomasse animale (70 %) de tous les écosystèmes des zones tempérées. Mais toutes les espèces – plus de 3 500 dans le monde, dont une centaine en France – ne modifient pas le milieu de la même façon. Leur diversité est garante de celles de micro-habitats créés et de services rendus. Sensibles aux modifications que subit leur environnement, les vers de terre sont des indicateurs pertinents des contraintes humaines sur les sols.

Surnommés « les ingénieurs du sol », leur rôle dans la formation et le fonctionnement des sols tempérés est multiple : infiltration et rétention de l’eau de pluie, fertilité chimique, agrégation et structuration, stockage du carbone par l’enfouissement de la matière organique, etc. D’où la nécessité d’approfondir les connaissances encore peu développées sur cette biodiversité des sols en milieu urbain, dans un contexte où les villes ont accordé ces dernières années une importance croissante à la création d’espaces de nature.

Des espaces qui constituent, pour bon nombre d’organismes vivants, des habitats propices à leur développement et permettront une recolonisation des sols urbains. C’est ce que montrent les données produites en 2014 dans le cadre des programmes scientifiques Jardins associatifs urbains et villes durables (JASSUR) et AgrInnov, où les jardins potagers des milieux urbains disposent en moyenne d’une plus grande abondance et une plus grande richesse qu’en zone de grandes cultures dans les espaces ruraux.

informations complémentaires
Catégorie de la ressource: 
Ressources naturalistes
Année de la ressource: 
2019
Auteur(s) : 
Maxime Kayadjanian (ARB îdF), Daniel Cluzeau (Université de Rennes 1)
Citation recommandée: 
Note rapide "Le lombric, indicateur et auxiliaire de la qualité des sols franciliens"
ISSN : 
1967-2144
À télécharger: 
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