Espèces et espaces

Milieux forestiers

Les forêts et boisements franciliens couvrent 24% des 12 000 km² de la région. Le milieu forestier est caractérisé par la présence dominante d’un couvert arboré sur une surface suffisamment étendue pour assurer la pérennité de l'écosystème typique de ce milieu : outre les arbres et arbustes, les sous-bois sont particulièrement accueillants pour les fougères, mousses et champignons qui y trouvent une atmosphère fraîche et ombragée nécessaire à leur développement.

En Île-de-France, on retrouve principalement des forêts de plaine dominées par les feuillus, notamment des chênaies (dominées par le Chêne sessile et le Chêne pédonculé) qui représentent près de 60 % de la forêt régionale. Les frênaies (dominées par le Frêne commun) aux atmosphères plus fraîches sont en seconde place (environ 10%). Les aulnaies et saulaies (dominées par l’Aulne glutineux et les saules) franchement humides sont plus rares et surtout présentes en fond de vallées. Les chênaies pubescentes (dominées par le Chêne pubescent en mélange parfois avec des pins) adaptées, quant à elles, au climat chaud et sec du Sud de la France, ont trouvé refuge dans les grands massifs forestiers et les coteaux calcaires du sud et de l’ouest de la région.

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Milieux humides

Un milieu humide est caractérisé, d’après La loi sur l'eau comme étant « un terrain, exploité ou non, habituellement inondé ou gorgé d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ». C’est donc l’hygromorphie d’un sol et sa végétation qui permettent de savoir si l’on a à faire à une zone humide ou pas.

En France, en 2011, les milieux humides couvraient 2,4 millions d’hectares. On estime que 52% d’entre eux ont été dégradés entre 2000 et 2010. Représentant environ 2,8% de la superficie d’Île-de-France, ces milieux sont aujourd’hui généralement des plans d’eau d’origine artificielle, notamment issus de carrières.

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Milieux agricoles et ouverts

Témoins de l’activité agricole ancestrale sur les terres fertiles du Bassin parisien, les milieux ouverts sont majoritairement issus des activités agro-pastorales. Ces espaces ont naturellement tendance à se boiser, sauf conditions exceptionnelles d’aridité, de salinité ou d’inondations répétées notamment. Bien qu’anthropiques, ils ont néanmoins la capacité d’accueillir une biodiversité riche différente de celle rencontrée en forêt et constituée d’une grande variété de plantes herbacées, dans le cas des prairies permanentes et d’animaux affectionnant les espaces ouverts.

Les milieux ouverts représentent autour de 18 millions d’hectares en France sur les 28 millions d’hectares occupés par des activités agricoles. Ils couvrent un peu plus de la moitié de l’Île-de-France, dont la majorité est dédiée à l’agriculture. Avec 90% de la surface cultivée occupée par les grandes cultures et une part de cultures biologiques encore minoritaire, l’agriculture francilienne est peu propice au développement de la biodiversité. Les autres milieux ouverts sont composés de surfaces enherbées représentées principalement par les prairies et les pelouses, auxquelles vient s’ajouter le réseau des bandes enherbées séparant les champs et bermes longeant les routes.

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Milieux urbains

L’Île-de-France est la région la plus urbanisée de France, notamment les quatre départements centraux de Paris et la petite couronne qui représentent 6% de la surface totale de la région, soit 762 km². Les espaces urbains y couvrent 85% de la surface, contre seulement 20% dans le reste de la région.

La densité humaine de Paris et la petite couronne est la plus élevée de France et l’une des premières d’Europe, avec 8600 hab/km². Ce contexte est a priori peu favorable à l’épanouissement de la biodiversité. Près de 10% (74 km²) de ce territoire est cependant identifié comme réservoir de biodiversité par le Schéma Régional de Cohérence Écologique de la région Île-de-France. Il s’agit principalement des forêts de Meudon, Notre-Dame, Saint-Cloud, Bondy, Saint-Martin, du bois de Bernouille et des deux bois parisiens.

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Sol

sol

Les sols assurent des fonctions indispensables à la vie sur terre. Support des plantes, ils sont un réservoir de fertilité pour leur croissance. Ils stockent, filtrent et épurent l’eau grâce aux micro-organismes abondamment présents et à la lente percolation vers les nappes phréatiques. Ils absorbent une très grande quantité de carbone et sont aussi le siège des grands cycles de la matière. Une cuillère de sol contient des milliers d’organismes ! Pour l’essentiel microscopiques, ordinaires voire encore inconnus, mais qui jouent un rôle-clé dans le fonctionnement des sols.

Flore

La flore vasculaire spontanée de la région est très bien connue. L’Île-de-France a été parcourue par de célèbres botanistes tels que Joseph Pitton de Tournefort, Sébastien Vaillant, Bernard de Jussieu, Jean-Louis Thuillier, François Victor Mérat de Vaumartoise, Ernest Saint-Charles Cosson et Ernest Germain de Saint-Pierre, Edmond Bonnet, Joseph Vallot, Henri-Edouard Jeanpert, Paul Jovet... Le compte-rendu de leurs herborisations depuis le 17ème siècle permet d’avoir un important recul historique sur la flore francilienne. Le travail du Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) et de botanistes amateurs vient enrichir chaque jour cette connaissance.

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