Biodiversité dans les sites en agriculture urbaine : premiers résultats de l'étude BiSEAU

11/07/2019 - 17:18

L'étude BiSEAU (Biodiversité et Services Ecosystémiques en Agriculture Urbaine) a pour but d'étudier l'apport des sites cultivés dans le maintien de la biodiversité en ville. C'est un projet d'une durée de trois ans, dont la première année de terrain (2018) a permis de révéler quelques tendances et de faire un premier état des lieux des 21 sites inventoriés auprès de leurs gestionnaires.

Parmi les 21 sites inventoriés, deux typologies ont étaient retenues : les sites en pleine terre et ceux en hors-sol. Ces sites sont des jardins familiaux, des jardins partagés ou des micro-fermes urbaines.

Richesse floristique

La richesse moyenne en plantes spontanées sur l’étude BiSEAU (21 espèces) est significativement supérieure à la moyenne régionale Vigie-Flore (15 espèces). Par ailleurs, on retrouve sur ces sites en moyenne 14,3 espèces cultivées.

Interactions avec la faune

Le protocole Spipoll nous permet d'étudier les interactions plantes-pollinisateurs.

Les jardins de l’étude BiSEAU ont un fort potentiel d’interaction avec les insectes pollinisateurs mais plutôt faible avec les animaux disséminateurs.

Perturbation du milieu

Les analyses préliminaires des premières observations révèlent que le pourcentage d'espèces annuelles et l'indice de nitrophilie est nettement supérieur aux moyennes de référence Vigie-Flore. Ces indicateurs témoignent du travail du sol et de son enrichissement en engrais (synthétiques ou verts) par les usagers des sites en agriculture urbaine.

Les pollinisateurs

On retrouve une diversité de taxons similaires à la référence en milieu urbain, mais une abondance par taxons supérieure. Les pollinisateurs observés sont particulièrement adaptés aux milieux urbains, et sont considérés comme commun dans la base de données SPIPOLL.

Les arthropodes du sol

321 taxons, répartis en 20 ordres, ont été identifiés.